Le clitoris

22 octobre 2009

clitoris

Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées
Comme un pistil de chair dans un lys douloureux
Le Clitoris, corail vivant, coeur ténébreux,
Frémit au souvenir des bouches oubliées.

Toute la Femme vibre et se concentre en lui
C’est la source du rut sous les doigts de la vierge
C’est le pôle éternel où le désir converge
Le paradis du spasme et le Coeur de la Nuit.

Ce qu’il murmure aux flancs, toutes les chairs l’entendent
À ses moindres frissons les mamelles se tendent
Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

Ô Clitoris, rubis mystérieux qui bouges
Luisant comme un bijou sur le torse d’un dieu
Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

Pierre Louÿs

Doigt dans le vagin

13 octobre 2009

voyeur

Ouvre ta chair ; je sais la mort de l’impuissance.
Au bout du bras coulé dans les aines, serpent,
Mon doigt peut t’enfiler tant que ma verge pend
Et soûler ton désir rageur de jouissance.

Le sens-tu, comme il entre avec une chaleur,
Et se promène et te caresse toute rouge
Tandis que ton grand corps se contracte, et que bouge
Le clitoris extasié par la douleur.

II s’enfonce, mon doigt pénétrant, il te perce.
Ton vagin vorace et vallonné qui s’exerce,
Intarissablement liquide autour de lui,

Tête et gargouille, bouche encore puérile,
Et trompe avec mon doigt consolateur l’ennui
De la trêve imposée à la vigueur virile.

morpions

I

Cent mille poux de forte taille
Sur la motte ont livré bataille
À nombre égal de morpions
Portant écus et morions.

Transpercé, malgré sa cuirasse
Faite d’une écaille de crasse,
Le capitaine Morpion
Est tombé mort au bord du con.

En vain la foule désolée,
Pour lui dresser un mausolée,
Pendant huit jours chercha son corps…
L’abîme ne rend pas les morts !

II

Un soir, au bord de la ravine,
Ruisselant de foutre et d’urine,
On vit un fantôme tout nu
À cheval sur un poil de cu.

C’était l’ombre du capitaine,
Dont la carcasse de vers pleine,
Par défaut d’inhumation,
Sentait la marolle et l’arpion.

Devant cette ombre qui murmure,
Triste, faute de sépulture,
Tous les morpions font serment
De lui dresser un monument.

III

On l’a recouvert d’une toile
Où de l’honneur brille l’étoile,
Comme au convoi d’un général
Ou d’un garde national.

Son cheval à pied l’accompagne
Quatre morpions grands d’Espagne,
La larme à l’oeil, l’écharpe au bras,
Tiennent les quatre coins du drap.

On lui bâtit un cénotaphe
Où l’on grava cette épitaphe
« Ci-gît un morpion de coeur,
Mort vaillamment au champ d’honneur. »

Théophile Gautier

La leçon d’octobre

1 octobre 2009

Babe nue

Leçon n°92 : Le mettre à genoux. Tout un programme avec cette babe coquine d’une beauté à couper le souffle.